Crew BW/Meeting/17 06 2013

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Workgroup Crew BW
Date Mon 17 June 2013
Time 8:00pm
Venue Maison du Développement Durable
Address
pl. Agora 2
1348 Louvain-la-Neuve
City
Attendees Hadrien (Navigateur), Alexis (Modérateur), Jean-Pierre, Valérie, Fred, Gilles, Vincent, Rytis, Adrien L., Damiens
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Rendez-vous

Le 4ème débat sur l'emprise Numérique s'est déroulé le lundi 17 juin 20:0000, à la Maison du Développement Durable, 2 place Agora, Louvain-la-Neuve

Événement Pirate Party

Présences

  • Hadrien (Navigateur)
  • Alexis (Modérateur)
  • Jean-Pierre
  • Valérie
  • Fred
  • Gilles
  • Vincent
  • Rytis
  • Adrien L.
  • Damiens

Ce qui a été dit

Le débat portera sur Internet et l'économie de marché (marchandisation d'internet, internet en tant que marché, internet comme solution au marché)

Rytis: Je trouve qu'internet est un outil intéressant du point de vue économique. Il permet un grand marché, crée des liens entre les producteurs et les consommateurs, sans passer par des intermédiaires. Voilà ce que je disais la fois passée. Au final, internet est un outil non seulement important pour le rassemblement des connaissances, mais aussi pour la création de lien entre consommateurs et producteurs.

Alexis: Je suis d'accord pour dire que cela permet de se passer d'intermédiaires, mais c'est triste pour ces intermédiaires. Ils ne peuvent plus rien faire, et ne peuvent pas y faire grand chose. Pour les entreprises ayant fait leur business model là-dessus, c'est horrible.

Vincent : Oui, et il y a aussi une notion de concurrence. D'où la question : acheter/revendre plus cher est-il une bonne chose en soi ?

Rytis : Avoir plus d'intermédiaires serait-il mauvais ?

Alexis: Non, pour nous, consommateurs, c'est très bien, mais pour eux...

Rytis: Et bien, tant pis pour eux, il faut savoir s'adapter.

Alexis: Oui, et quand on voit que les majors font tout pour garder leur business model...

Rytis: Oui, tout à fait d'accord. Et c'est vrai aussi pour les articles de recherche, qui sont très cher. Tout ce qu'ils font, c'est de se faire des marges énormes. Le but d'internet, c'est de démocratiser ces articles en les rendant plus facilement accessibles.

Valérie: Donc, internet réduit les intermédiaires, et agrandit le marché, et c'est plus rapide. Ces trois points sont quelque chose de formidable pour l'économie libérale.

Adrien L.: Instantané... Je ne suis pas tout à fait d'accord. Car, pour la nourriture, et tout ce qui est matériel, c'est plus simple de se rendre au magasin. Donc, l'instantanéité, c'est surtout vrai pour le numérique.

Alexis: Mais tout ceci n'est pas un mouvement récent. Ça a commencé avec la radio, la tv, etc. Ces entreprises se développent de plus en plus car elles touchent de plus en plus de gens. L'utilisateur devient actif.

Rytis: Internet va dans les deux sens. Le consommateur peut s'exprimer, dire ce qu'il désire, et pas juste prendre ce qui est disponible.

Vincent: Mais ceci n'existe que grâce à internet.

Jean-Pierre: Je fais partie d'un groupe d'achat en commun (GAC), dont le but est de se regrouper pour acheter des carottes, des patates, etc., directement chez le fermier. Donc effectivement, on ne passe pas par des intermédiaires, et ça n'augmente certainement pas le PIB. Et je préfère faire augmenter l'économie par le plaisir des gens. Il y a plein de gens qui travaillent à mort pour acheter des trucs qu'ils auraient pu produire chez eux. Bon, ok ça fait augmenter l'économie, mais je ne suis pas objecteur de croissance pour rien. Et ça crée des dégâts collatéraux. Qu'est-ce qui est le mieux, au point de vue économique : acheter un gadget électronique ou acheter un sac de patate? Je préfère la seconde.

Fred: Oui, mais par ex. acheter des serveurs, ce n'est pas la même chose que des gadgets... Internet a permis à faire sortir les gens de chez eux. Par ex, celui qui veut vendre sa musique, il le peut via internet.

Alexis: Pas que la musique d'ailleurs. Des bouquins, des guides historiques, etc.

Jean-Pierre: D'accord, mais par ex, cette librairie (il montre une librairie dans la rue) subit la concurrence des autres librairies de la ville. Mais je préfère discuter avec la libraire, que de regarder les commentaires sur un site. Au final, internet détruit beaucoup de boulots, et ça participe à l'économie libérale...

Valérie: Avec le développement d'internet, on ferme des commerces, mais les gens qui achètent les livres ne sont pas les mêmes qui vont discuter avec la libraire. Ils pourraient très bien aller au supermarché. Il ne faut pas idéaliser les deux.

Jean-Pierre: Mais le supermarché a créé la même chose qu'internet.

Fred: Il ne faut pas oublier qu'il y a des gens qui n'aiment pas voir d'autres gens, et internet les arrange. Et puis, on peut croiser les avis. Internet à quand même cet énorme avantage. Pourquoi ils achètent chez amazon ? À cause des prix. Amazon ne paye quasi rien (pas de locaux, très peu d'employés, etc.), et il peut se permettre de faire des prix réduits.

Valérie: Oui, la radio, la tv, et, comme par hasard, le marché a explosé avec internet. C'est un terreau excellent.

Alexis: D'un autre côté, il y a un mouvement de simplicité volontaire qui se développe. Les gens se disent « je vais consommer moins et me parfaire dans ce domaine. »

Rytis : Le monopole c'est mauvais, dans la théorie libérale. Le fait que ça tue les intermédiaires, c'est mauvais car ça tue la concurrence.

Fred: Un bon contre-ex. est le retour du do-it-yourself (diy : fais-le toi-même, débrouille-toi, etc.). C'est tout un contre-courant qui s'est développé ces dernières années grâce à internet.

Vincent: Je parlais avec un gars d'un grand magasin qui a fait faillite. Ça s'est cassé la gueule en Pays-Bas, en Allemagne, mais pas ici. C'est donc une question de culture.

Jean-Pierre: Oui, ça relance le diy. Lundi prochain, il y a la maison du savoir-faire, et d'autres événements qui se passent. Mais ça existait avant internet, mais c'est possible que des gens en aient entendu parlé grâce à internet. Par ex. il y a un repair café ici, à LLN, et vous pouvez y jeter un œil. C'est pas venu par internet, mais je ne nie pas qu'internet favorise ce genre de projet, mais ça n'est pas essentiel/nécessaire.

Fred: Internet, c'est pratique aussi pour ceux qui n'ont pas le temps. Je peux apprendre à réparer ma cafetière sur internet, et ça me fait gagner du temps. Pour reprendre Rytis, le consommateur a un pouvoir énorme. Je fais ce que je peux pour que les petits commerces survivent. J'ai décidé que même si ça me coute cher, je veux que le petit commerce vive. Car quand ces grands commerces disparaissent, on perd notre accès en quelque sorte à la culture et produits qui y étaient proposés (les petits commerces ayant fait faillite entre temps).

Vincent: Internet fait beaucoup de bien, beaucoup de mal. C'est un outil. Qui l'utilise le plus ? Qui fait du tord ?

Fred: Ce n'est pas le consommateur ou le producteur. Amazon n'est qu'un intermédiaire au final.

Alexis: Les deux tiennent les rênes au final. Le producteur continue de garder contrôle sur les choses, et le consommateur a énormément de choix. Et puis, il y a l'image. Le producteur doit faire très attention à son image.

Valérie: On revient souvent avec cet argument : internet est un outil. Et dans le livre, l'auteur ne le développe pas très bien je trouve. Je suis sur internet depuis longtemps et je vois donc l'évolution. Et donc, le livre a raison en disant que l'outil contient déjà ce qu'on en fait.

Jean-Pierre: Même si parfois, on dit que c'est plus cher, il faut également se dire pourquoi la fnac fait moins cher. J'ai acheté un frigo, chez un fournisseur local. C'était plus cher, mais il y a un service en plus (si j'appelle le gars qui me l'a vendu, il vient réparer chez moi). On a parlé du Talent (Note: la futur monnaie locale à OLLN), qui va dans ce sens là. On peut en faire la pub via internet, mais si ça fonctionne ça va chambouler les choses.

Fred: Moi,je dis que l'outil est le reflet de la société. C'est un outil pour échanger de l'information. Une séance d'info sur le talent, c'est très bien, mais on peut très bien en faire la pub sur internet. Cela permet de toucher très facilement énormément de gens.

Jean-Pierre: Le talent c'est une monnaie locale. Les séances d'infos créent du bouche à oreille, et c'est surtout ça qu'on a utilisé pour les précédents projets.

ALexis: L'outil crée la fonction ? Qui aurait imaginer qu'on puisse décapsuler une bouteille avec une cuiller ? On peut au final toujours hacker les choses. On peut contourner la loi du marché qui dit que tout ce qui est rentable est intéressant, mais en fait non. Je reviens sur ce que je disais avec la suppression des intermédiaires. En fait, internet ne les supprime pas, car les fai (fournisseurs d'accès à internet) sont devenus ces intermédiaires.

Hadrien: L'outil contient sa fonction ? Mais les imprimantes 3D, on ne sait pas encore à quoi cela pourra bien servir. Pour l'instant, on l'utilise pour créer des sextoys et des armes. En fait, les imprimantes 3D sont en train de se créer leur fonction.

Val: Oui, l'outil contient sa fonction. Cela veut dire que l'outil contient de manière inhérente sa fonction. Internet modifie les mœurs. Et internet à de manière inhérente modifié les esprits.

Damiens: Internet permet de communiquer d'un point A à un point B, sans intermédiaires. Effectivement, avec le côté « on veut absolument centraliser », on voit que l'ancienne société tente de garder ses positions.

Rytis: Internet n'a pas supprimé les intermédiaires. Mais qu'est-ce qu'un marché ? C'est un mécanisme pour déterminer les prix. Avec internet, vous pouvez déterminer quel est le magasin le moins cher près de chez vous. Et c'est une bonne chose car il donne de l'information au consommateur. L'important est d'avoir le choix. Internet apporte cette information nécessaire.

Fred: L'outil contient sa fonction. Internet c'est la radio moderne. Le vinyle a changé la manière d'écouter la musique. Celui qui achetait sa musique chez le discaire, ne sort plus, etc. À chaque nouvel outil, cela change les mœurs. Alors, est-ce bien, pas bien ? Ça change les mœurs, après c'est difficile à dire.

Vincent: Internet isole les gens. Mais on peut voir le bon côté des choses : chacun fait ses expériences de son côté.

À suivre...